Les concerts

Thomas Dutronc

Vendredi 9 juillet – Fronton Gaztelu Zahar – 21h00

Tant de belles choses, nous avons tant de belles choses à vivre, à écouter, à nous dire encore… Et à quoi servirait la musique, sinon à ça ? Faire battre les cœurs un peu plus vite, un peu plus fort. Lui, les belles choses, il les connaît depuis l’enfance, et sur le bout des doigts. Son côté Obélix, en plus gringalet : avec une mère et un père pareils, on raconte, mais c’est un secret, qu’il serait tombé dedans tout petit.
Car Thomas Dutronc est loin de n’avoir que six cordes à son arc. Il a dix-huit ans lorsqu’il rencontre la guitare, et c’est Django qui joue. Révélation : Dutronc file du côté de Saint-Ouen, faire son apprentissage auprès des meilleurs manouches qui perpétuent le jeu du grand maître, à commencer par un certain Biréli Lagrène. Trois albums, pas mal de collaborations en tous genres (Julien Clerc, Charles Aznavour, Eddy Mitchell…) et plusieurs musiques de films plus tard, Thomas Dutronc vient de publier « Frenchy », dans lequel il reprend des grands standards de la chanson, accompagné par une large galerie d’invités de premier choix (Diana Krall, Stacey Kent, Etienne Daho…). Autant de chansons qui chantent directement à nos âmes, et qui enchanteront Hendaye, le temps d’un spectacle exceptionnel (8 musiciens sur scène, dont son frère de guitare Rocky Gresset !) dans le tempo mélancolique des plus belles vagues à l’âme.

Mike Stern

Mike Stern

Jeudi 8 juillet – Fronton Gaztelu Zahar – 21h00

Raconter sa vie, c’est raconter l’un des pans les plus prestigieux de l’histoire du jazz. Quelle joie, quel honneur pour Guitaralde, d’accueillir cette année l’immense Mike Stern !
Recommandé à 22 ans à peine par Pat Metheny qui le remarque à Berklee, il intègre le groupe Blood, Sweat and Tears, puis rejoint Billy Cobham. C’est lui que Miles Davis choisit en 1981 pour son grand retour, après plusieurs années passées à se battre contre d’autres démons que la trompette. Il devient vite le guitariste incontournable de la scène fusion (Jaco Pastorius, les frères Brecker, Steps Ahead, Yellowjackets…), tout en entamant une carrière solo qui lui vaut les plus grandes distinctions critiques internationales, entouré de la fine fleur des instrumentistes (Elvin Jones, Peter Erskine, Dennis Chambers, Dave Weckl, Bob Berg…).
Son style iconoclaste s’impose, dans les années 80, en cassant les codes. Mélanger les influences rock et jazz ? C’était donc possible ?!… On allait voir ce qu’on allait entendre ! Mike Stern n’a que faire des genres, et invente son propre cocktail. Lyrique à la manière d’un Sonny Rollins jeté dans le shaker du Jimy Hendrix de sa jeunesse, servi frappé par l’avant-garde d’un Coltrane, il ouvre la voie à des générations de guitaristes après lui.
Mike Stern se produira à Hendaye dans un quartet de premier choix, que la scène française et internationale se dispute : Nicolas Viccaro à la batterie (Bill Evans, Bireli Lagrene…), Hadrien Féraud à la basse (McLaughlin, Chick Corea…) et Stéphane Guillaume au sax (ONJ, Quincy Jones, Nougaro…).
A ne manquer sous aucun prétexte !

Michael Jones et JM Ecay

Michael Jones
Michael Jones
Jean-Marie Ecay
Jean-Marie Ecay

Vendredi 9 juillet – Fronton Gaztelu Zahar – 21h00

Affiche inédite, que celle qui réunit Michael Jones et Jean-Marie Ecay pour ce concert anniversaire ! On les connaît tous deux, dans des parcours musicaux bien distincts. Du premier, on sait sa longue collaboration avec son éternel complice Jean-Jacques Goldman, avant de le voir prêter sa guitare à la fine fleur de la variété française (Johnny Hallyday, Florent Pagny…). Du deuxième, orfèvre jazz de la six-cordes et infatigable chef d’orchestre du festival, on se souvient qu’il a le rock chevillé au corps depuis ses années Itoiz, et qu’il accompagné les plus grands de la chanson (Claude Nougaro, Jacques Higelin…).
Ce qu’on sait peut-être moins, c’est l’immense amitié et le grand respect musical qu’ils ont l’un pour l’autre. En 2016, Michael Jones avait donné, Place Sokoburu, un concert qui a marqué les esprits, et qui a grandement contribué à l’image de Guitaralde, festival de toutes les guitares.
Création exclusive : la formule duo unplugged qu’ils proposent ensemble, ce soir, s’annonce comme un véritable défi réciproque, qui doit mettre la sensibilité des chansons de Michael Jones à l’épreuve de la virtuosité guitaristique de Jean-Marie Ecay. Et inversement, bien sûr, pour notre plus grand plaisir.

Ruper Ordorika

Ruper Ordorika

Mercredi 7 juillet – Halles de Gaztelu – 21h30

« L’universel, c’est le local moins les murs ». Nul doute que le chanteur basque Ruper Ordorika illustre à merveille cette phrase de l’écrivain portugais Miguel Torga. Car qui mieux que lui a su donner à la chanson rock-folk basque des accents aussi universels, capables de toucher les cœurs par-delà la supposée barrière de la langue ? Song-writer qui mêle le répertoire traditionnel à Bob Dylan, les mots de Bernardo Atxaga aux musiciens rock de la scène anglo-saxonne comme au jazz d’avant-garde du grand Ben Monder, il traîne, album après album, sa voix d’écorce et de mousses sur des guitares d’une grande élégance.
Homme de scène, de partage et d’écoute, il aime les rendez-vous avec le public, comme en témoignent ses innombrables concerts de part et d’autre de la frontière, ainsi que son dernier disque enregistré en live au célèbre Kafé Antzokia, à Bilbao. C’est avec son quartet habituel qu’il viendra se produire à Hendaye, quartet dans lequel on prêtera une oreille attentive à son sideman subtil, le guitariste Arkaitz Miner, qui enveloppe la voix de Ruper Ordorika dans des ambiances psychédéliques de toute beauté.

Pauline & Juliette

Pauline & Juliette

Jeudi 8 juillet -Fronton Gaztelu Zahar – 21h00

Elles sont sans doute le renouveau de la musique folk basque. Pauline et Juliette se rencontrent sur les bancs du collège en 2014, lors d’un concert pour le Téléthon, et c’est un véritable coup de foudre musical. Elles ne se quitteront plus, et vont dès lors enchainer les concerts, faisant souffler le vent nouveau de leur jeune âge sur des thèmes qui plongent dans les racines de la tradition basque comme dans le répertoire des grands songwriters des années 70 (Simon and Garfunkel, Neil Young, Bob Dylan…).
Leur nouvel album « Veloma », sorti en 2020, présente 12 nouveaux titres, dont 7 chansons originales, qui mêlent avec bonheur la folk, la world et la musique afro. Leur reprise de « Mantaga », de Richard Bona, est saluée par le maître bassiste en personne.
Après un premier concert remarqué en 2018, dans le cadre de la programmation OFF du festival, Guitaralde est très heureux de les accueillir à nouveau, et de faire entendre leurs deux-voix-deux-guitares qui fusionnent à merveille.

Bruno-Michel Abati

Bruno-Michel Abati

Mercredi 7 juillet – Château Antoine Abbadia – 19h00

La musique est toujours le plus beau des carrefours, et Bruno-Michel Abati en sait quelque chose, lui qui croise de nombreuses influences. Né à Dakar d’une mère capverdienne et d’un père martiniquais, il grandit à Nîmes, dans les rythmes chaloupés de son premier berceau musical, le reggae. Mais c’est vers la musique classique qu’il se tourne, et il fait ses études au Conservatoire de Marseille, dans la classe de René Bartoli, où il obtient une Médaille d’Or, puis à l’Institut Musical de Paris, auprès de Roland Dyens, qui l’initie à la subtilité harmonique et rythmique des musiques brésiliennes. Il y décroche son Prix d’Excellence, puis son Prix de Supérieur. Pendant plus de dix ans, il mixera ces horizons au sein du quatuor Musyriade, avant de plonger, le temps d’une création, les chansons de Brassens dans la samba « da Bahia ».
Professeur de guitare classique à l’Ecole Nationale de Musique, de Danse et d’Art dramatique de Villeurbanne, concertiste, il multiplie les projets associant le grand répertoire guitaristique à toutes les musiques qui composent son âme, ainsi qu’à la littérature ou encore à l’image. En guise d’ouverture de cette dixième édition, Guitaralde est très heureux de présenter son spectacle, où pièces instrumentales classiques et morceaux chantés diront en musique nos plus beaux métissages.