Cette fois, c’est sûr, c’est la bonne. Après les fausses joies qui ont contraint le festival à annuler, in extremis, sa participation aux deux éditions précédentes, pour des raisons totalement indépendantes de notre volonté comme de la sienne, quelle joie, quel honneur pour Guitaralde, d’accueillir enfin l’immense Mike Stern !

Raconter sa vie, c’est raconter l’un des pans les plus prestigieux de l’histoire du jazz. Recommandé à 22 ans à peine par Pat Metheny qui le remarque à Berklee, il intègre le groupe Blood, Sweat and Tears, puis rejoint Billy Cobham. C’est lui que Miles Davis choisit en 1981 pour son grand retour, après plusieurs années passées à se battre contre d’autres démons que la trompette. Il devient vite le guitariste incontournable de la scène fusion (Jaco Pastorius, les frères Brecker, Steps Ahead, Yellowjackets…), tout en entamant une carrière solo qui lui vaut les plus grandes distinctions critiques internationales, entouré de la fine fleur des instrumentistes (Elvin Jones, Peter Erskine, Dennis Chambers, Dave Weckl, Bob Berg…).

Son style iconoclaste s’impose, dans les années 80, en cassant les codes. Mélanger les influences rock et jazz ? C’était donc possible ?!… On allait voir ce qu’on allait entendre ! Mike Stern n’a que faire des genres, et invente son propre cocktail. Lyrique à la manière d’un Sonny Rollins jeté dans le shaker du Jimy Hendrix de sa jeunesse, servi frappé par l’avant-garde d’un Coltrane, il ouvre la voie à des générations de guitaristes après lui, qui ne joueront plus jamais pareil.

Il se présentera, à Hendaye, entouré d’une formation « all stars » : Leni Stern, sa femme, au chant, qui lui donne aussi une réplique millésimée à la guitare. Bob Franceschini au sax, Chris Minh Doky à la basse et l’immense Dennis Chambers à la batterie.

On croit rêver. On ne rêve pas. Ou alors le rêve s’appelle Guitaralde !

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