Un Rondat, des rondos ?… Presque.
Car ce drôle d’énergumène qu’est Patrick Rondat a l’art des mariages musicaux
inédits. Dans la veine d’un Joe Satriani ou d’un Yngwie Malmsteen, il jette des ponts sonores
entre le métal, le classique, le prog, le jazz et la musique électronique, sans se soucier des
querelles de chapelles. Et au final, le cocktail détone.
Sa virtuosité technique, inspirée d’un Al Di Meola qui aurait fait ses classes chez
Vivaldi puis serait passé à la moulinette du hard-rock, n’y est sans doute pas pour rien. Elle
éclate dans les nombreux albums solos qu’il a enregistrés, comme dans les multiples
collaborations qui ont jalonné sa carrière de guitariste (Gary Moore, Steve Lukather, Michel
Petrucciani, Didier Lockwood…), dont un certain Jean-Michel Jarre qu’il accompagne
régulièrement sur scène depuis plus de trente ans.
Infatigable expérimentateur, inlassable innovateur dans le croisement des genres et le
décloisonnement des musiques, Patrick Rondat est aussi un passeur de guitare, à travers de
nombreuses activités pédagogiques (vidéos, master classes, stages…) dans lesquelles il
enseigne en particulier sa technique originale de l’aller-retour au médiator.
Un concert chevelu bien comme il faut, et qui va assurément décoiffer.


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